« Dialogues politiques en RDC : un cycle à briser selon Adrien Phoba »

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Parlant des consultations politiques du Burundi et du fameux point de presse de C64, le dialogue national inclusif ne constitue pas une solution miracle pour mettre fin à la grave crise sécuritaire de plus de trois décennies dans la partie Est de notre pays. Une crise savamment créée par les mêmes acteurs qui demandent le dialogue national aujourd’hui. Un dialogue aux revendications ambiguës, un arbre qui cache la forêt.

La RDC a besoin d’un agenda pour la paix et non des dialogues de partage du pouvoir pour le positionnement politique.

Pour l’ADENAC, un constat malheureux suscite notre attention : depuis la guerre d’occupation du Grand Congo par un conglomérat d’aventuriers de l’AFDL sous le leadership du Rwanda, tous les dialogues politiques qui ont été entamés jusqu’à ce jour n’ont jamais apporté des solutions durables pour notre pays.

À titre exemplatif, l’accord global et inclusif, issu du dialogue intercongolais de Sun City, s’est soldé par le partage du pouvoir entre belligérants. Les seigneurs de guerre se sont emparés du pouvoir au détriment du peuple souverain, en sacrifiant l’intérêt supérieur de la nation avec la formation du gouvernement 1 + 4 (un président et quatre vice-présidents).

Le dialogue intercongolais qui a accouché la Constitution de 2006 n’a fait qu’aliéner la souveraineté du Congo, hypothéquer l’intégrité territoriale de notre pays pour consacrer la domination rwandaise en RDC.

L’ADENAC rejette en bloc, en cascade, le dialogue national inclusif prôné par C64 et les prélats politiciens de la CENCO. Nous ne voulons plus de dialogue prêt-à-porter, de dialogue de demi-mesures, de raccourcis pour la politique de « ôte-toi que je m’y mette ». Il est grandement temps de briser ce cercle vicié des dialogues de partage du pouvoir, de mixage et de brassage de nos forces de défense et de sécurité, d’infiltration de notre pays par le Rwanda.

Nous devons définitivement tourner cette page sombre de l’histoire politique de notre pays.

S’agissant de la fameuse marche du 22 juillet 2026, projetée par C64, pour l’ADENAC, c’est une marche inopportune, un non-événement, une marche de trop. Une marche vers le Palais de la Nation, c’est une provocation, une rébellion contre la sûreté de l’État, l’autorité légalement établie et une déstabilisation des institutions de la République.

Le Palais de la Nation est un site historique qui abrite officiellement le bureau du Président de la République, le père de la nation. Ce site est sacralisé et apolitique, c’est le symbole de la cohésion et de l’unité nationale. De ce fait, il doit demeurer infranchissable, inviolable par quiconque.

L’ADENAC exhorte le présidium de C64 à décommander cette marche irresponsable qui ternit l’image de l’opposition politique congolaise. Œuvrer à contre-courant, c’est un coup d’État, un terrorisme d’État qui ne laissera pas impunis ses principaux commanditaires, conformément aux lois de la République.

Le Président National de l’ADENAC, l’honorable Maître Adrien PHOBA.

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